Une rencontre tonique pleine de rythme et d’humour

Le 2 décembre, jour connu pour le sacre de Napoléon et la victoire d’Austerlitz, restera dans la mémoire collective comme le jour où les Givrés ont accueilli au Centre Culturel de Fontlozier Les Machins Pro de Gap pour un match d’improvisation sous l’égide de José-Marie, maître de cérémonie de cette soirée.

Émile la voulait vraiment, sa place dans l’équipe.

Les deux équipes (Jérôme, Claire, Milena, Niko Nuage et Emile pour les Givrés, Corinne, Yannick, Joël, Pierre, et Théo pour les Machins Pro) se sont affrontées en deux périodes de 45 mn dans une contexte d’humour et de complémentarités.

La première improvisation a permis l’improbable rencontre d’une cagole marseillaise avec un vieillard cacochyme et libidineux dans un relais endiablé. La prestation a été alimentée par tous les improvisateurs.

Avec « Éteins la lumière » nous avons suivi un aveugle guidant une pauvre femme à la quête d’un trésor dans une grotte peuplée de chauve-souris, de créatures diaboliques et de squelettes.

La patinoire a été ensuite divisée en quatre zones d’émotions données par le public, la tristesse, la colère, l’amour et la faim, ce qui a permis à un couple de se déchirer, se réconcilier, sous les yeux d’un animateur de télé-réalité assisté d’une psychologue peu orthodoxe.

Les deux capitaines, cul et chemise

Livre pop-up, fable pop-art

De la poésie ? Gap ou pas cap ?

La première improvisation comparée sur le thème du « premier flocon » a donné l’occasion aux Machin Pro de nous montrer un beau livre d’images animées commenté poétiquement, alors que les Givrés se sont lancés dans le doublage américain d’une guerre fratricide se terminant par la congélation du frère dans un bonhomme de neige (normal pour un Givré).

Sous la forme d’une fable de la Fontaine, un pauvre éléphant assoiffé a été ignoblement grugé, par un fourbe guépard, malgré les conseils avisés d’un oiseau calme mais peu discret. Moralité : « quand les animaux sur la patinoire sont lâchés le public a une belle hilarité ».

« Le sac des jumelles », longue improvisation, a amené deux sœurs jumelles dans une longue randonnée d’un mois en milieu rural, voire presque arriéré, avec une foule d’animaux et d’accessoires improvisés.

Lors de « la poursuite retardée », nous avons constaté qu’il est possible d’accélérer les Corses. Chasser le sanglier, le mâle pas la femelle, tailler un cuissot, cueillir les châtaignes avec une échelle, prendre une bouteille de gaz, commettre un attentat, en embrassant anonymement la secrétaire de la préfecture, tenter une improbable drague d’une touriste asiatique pour recevoir son certificat de Corsitude , c’est possible en 3 mn, en 1 mn en 30 s et même en 5s .

Et voilà la pause bien méritée, nos deux équipes laissent place à Givrou la mascotte.

Passer de l’élastique d’un short à une guerre mondiale

Reprise dynamique avec une rumeur passée d’improvisateur à improvisateur sur le short, objet désigné par le public. En quelques minutes, la rumeur d’un élastique de short qui cède lors d’un entraînement d’athlétisme se transforme en guerre mondiale apocalyptique, et même interstellaire puisque d’après la rumeur des martiens seraient intervenus dans le conflit.

Dans cette impro, Niko a du cœur, Miléna du souffle

Séquence scientifique avec « l’opération du centre », un chirurgien aidé de sportifs en reconversion, un footballeur et un spécialiste du katana japonais doivent extraire un virus d’un cœur. Grâce à un sens aigu de la mise en scène, on assiste en direct, à l’infection d’un cœur battant sur la patinoire de Fontlozier puis à son extraction chirurgicale sans que le public ne reçoive la moindre goutte de sang. Une grande prouesse de la médecine française que le monde entier nous envie.

Deuxième improvisation comparée avec des  « solutions aux problèmes », les Machin Pro à l’usine doivent utiliser le champs lexical de la mer, les Givrés à la ferme devant utiliser le champs lexical de l’astrologie.

Quatre improvisations simultanées pour le prix d’une : c’est possible, c’est le carré hollandais. Quatre improvisateurs, Quatre thèmes (des cousins, la belle époque, la science fiction et le cimetière du père Lachaise) donnés par le public, une rotation sur ordre de l’arbitre qui permet aux duos de construire leur improvisation sur le thème qui leur a été désigné.

« La trappe cheval », road movie dans l’ouest américain a permis aux visages pâles et aux indiens de faire la paix grâce à l’enseignement de la technique de l’attrape-cheval. Des séquences d’émotion et d hilarité dont l’ONU pourrait s’inspirer.

Les quintuplés rois de la baballe

« Savamment » ou « ça va man », univers gérontologique avec le rajeunissement express d’une mère de 205 ans pour que son fils, bien sénile aussi, épouse la sorcière qui est à l’origine de ce phénomène. Un grand moment d’évolution des personnages crées.

Un « Ça passe ou ça casse » sur le thème les trois seaux, ou les trois sauts, ou les trois sots ou les trois sceaux ou l’étroit saut met les deux équipes à égalité.

Il faudra une dernière improvisation sur le thème « départagez les » pour que les quintuplés siamois valentinois gardien de but d’une équipe de Handball soient battus par les triplés siamois gapençais.Victoire finale de Gap !

La soirée s’est terminée par la traditionnelle remise des étoiles par le comédien et prof des Givrés Nicolas. Joël a reçu l’étoile du meilleur personnage, Jérôme celle du meilleur constructeur et Yannick l’étoile du meilleur improvisateur.

Les médaillés Joël, Yannick et Jérôme

Toutes les photos de la soirée sont consultables ici !

Rendez vous le 3 février même lieu, même heure, pour une rencontre entre les Givrés et les Lipaix d’Aix en Provence.

Avant cela, on vous donne rdv pour un triptyque d’improvisation au Comedy Palace le 19 janvier !