L’aventure, c’est l’aventure

Chez les Givrés, nous ne reculons devant rien. A peine remis de la dinde, des chocolats et des cadeaux, nous enfilons nos habits de lumière, et partons à l’aventure. Un pont traversé plus loin, nous voilà en terre hostile : bienvenue en Ardèche. Welcome to Guilherand Granges.

Dépaysement garanti

Des joueurs habitués à jouer les uns avec les autres (chez les Bar à Quai avec Yannick et Sam côté ArtScènes, Alexandra et Sam côté Givrés, retrouvailles au dernier festival des Scénaristes, invitations chez les Potes au Feu…), deux salles distantes de 4,9 km, des invitations quasi annuelles. Pas de doute : ce derby fait partie des traditions. Pour preuve, le thème de la 1ere impro : « à la recherche de la raviole ». Oui, les Givrés jouent un peu à domicile ce soir.

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Une partie de campagne plombante

Le début du match est alerte, enlevé. La chaleur est étouffante, les joueurs ruissellent dès les hymnes, plongent en bas de la scène surélevée. Beaucoup de promesses, confirmées par le spectacle d’un accouplement aussi peu ragoûtant qu’excitant entre une sardine et une frite (faut-il fourrer la sardine de frites, ou l’inverse?), et une magnifique impro comparée sur le thème de la Forteresse en Chocolat, remportée par les Givrés, qui plongent pour l’occasion dans un jeu video bluffant de réalisme. Malheureusement, Olivier l’arbitre, dont c’était la brillante première, plombe la fin de la 1ere mi-temps avec une « partie de campagne » de 10mn, longue, trop longue. Assez de portes qui claquent et de femmes dans le placard. Mi-temps sifflée sur le score logique de 3-3.

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30 millions d’amis

La 2e mi-temps fonctionne tout aussi bien : le public rit de bon coeur (mention spéciale aux deux rieurs professionnels de la salle). Il y a de quoi : une Alexandra parfaite en racaille de banlieue correctrice orthographique, un Thomas version « comédie musicale » bluffant en client de supermarché transi d’amour pour sa caissière, ou une Maud rampant lascivement façon asticot. Mais la palme du meilleur ami des bêtes revient à Jérôme, tour à tour poisson, chien, vautour, singe et « chauve-souris ebola ».

Des ArtScènes talentueux et cabotins

Mais voilà : même à deux pas de chez soi, on n’est pas chez soi. Et les ArtScènes mettent à profit tout leur talent et leur roublardise pour emporter le morceau. Les services de Sam sont énormes et renversent des impros entières, l’impro à la manière de « Jean de la Fontaine » fait mouche (et le coche), et si ça ne suffit pas, on va dans la salle chercher un spectateur qu’on ramène sur scène (« sortie de patinoire + accessoire illégal, ça fait deux fautes non sifflées », dira Jérôme, toujours aussi procédurier). Au final, les ArtScènes s’imposent 7-5, victoire méritée pour une belle partie. A refaire dès l’an prochain?

Prochain match à domicile le samedi 7 février face aux Improvergnes de Clermont Ferrand. Pensez à réserver vite votre place!