L’atelier créatif des Givrés est (bien) lancé !

C’était une volonté forte des Givrés, après l’énorme succès des 10 ans la saison passée : créer un espace de création, afin d’expérimenter, de proposer de nouveaux horizons au public fidèle et curieux, et de donner du temps de jeu aux Givrés toujours plus nombreux. Ainsi est né l’Atelier Réfré-Givré au Foyer Protestant de Valence. En guise de coup d’envoi, un triptyque d’impro, et pour s’amuser avec nous les adorables et talentueux Royal Gambas de Villeurbanne.

Les terribles gardiens Kris et Prolls, stars de ce premier Atelier Réfré Givré.

Les terribles gardiens Kris et Prolls, stars de ce premier Atelier Réfré Givré.

 Magouille, cowboy véreux et dragon à deux têtes

Le principe du triptyque ? Trois équipes se voient attribuer une catégorie par le public. A elles ensuite de présenter chacune une improvisation de 30 minutes découpée et entrelacée avec les deux autres. Et pour cette première, le public a choisi : ce sera le vaudeville pour Michèle, François, Natacha et José-Marie, western pour Mathilde, Olivier, Nathalie et Nicolas, et enfin action et épopée médiévale pour Camille, Pierre, Julie et Fred. Quelques minutes pour élaborer un scénario, choisir des accessoires et vêtements, et c’est parti pour deux parties de 45 minutes, entrecoupées d’un entracte.

L’amour en héritage

Maitre Cube prodigue ses conseils fumeux au couple de la feuillardière.

Maitre Cube prodigue ses conseils fumeux au couple de la Feuillardière.

Pour l’équipe A, coachée par Jérôme, le vaudeville prend des allures de labyrinthe. Marie-Charlotte et Charles-Hubert de la Feuillardière espèrent récupérer la fortune du père, qui préfère pourtant l’autre frère, Louis Michel Pierre Henri François. Charles Hubert flirte avec Jeannette, la camarade de bridge de Marie-Charlotte qui couche avec Freddo, le loubard des rues, qui lui couche avec tout ceux qui lui passent sous la main. Vous suivez ? Non ? Normal, c’est un vaudeville, un vrai, avec portes qui claquent, mensonges en cascade, avocat louche, entourloupes, et un seul vainqueur au final : Freddo l’amant se trouve être le seul héritier du domaine de la Fouchardière, et tant pis pour les autres qu’il met dehors !

Le train ne sifflera pas chez moi

C'est ce qu'on appelle boire le Jameson au goulot...

C’est ce qu’on appelle boire le Jameson au goulot…

L’équipe B, coachée par Alexandra, nous emmène dans l’Ouest lointain. Forcément, c’est un western, avec ce qu’il faut de cowboys, de Mexicains exploités et de piliers de saloon. Ici, le maire de City Barrow est prêt à tout pour s’enrichir, surtout si c’est sur le dos de ses administrés. Alors tant pis pour la jolie Jennifer et sa famille : le chemin de fer passera sur leur ferme, que l’expropriation leur plaise ou non ! C’était sans compter sur l’amour. Jameson, cowboy mercenaire, un temps à la solde de l’ennemi, se rallie à Jennifer, et empoche le jackpot : la belle, et le puits de pétrole qui dormait sous la ferme, et que le maire dévoile en faisant exploser la demeure. Jameson peut reprendre la route, like a poor lonesome cowboy. Les habitants de City Barrow sont sauvés.

Mon royaume pour du froment

Les effets spéciaux de cette épopée médiévale (ici le roi luttant contre le dragon à deux têtes) sont époustouflants...

Les effets spéciaux de cette épopée médiévale (ici le roi luttant contre le dragon à deux têtes) sont époustouflants…

L’équipe C, coachée par Sam, nous entraine dans une époque et une contrée reculées. En ces temps moyenâgeux, le Roi Arthur le Sec et sa compagne Ysabeau vivent sous la terreur de la tribu voisine. Les Huns viendront cette année chercher trois galettes géantes. Or, le froment vient encore à manquer, pour la septième année de sécheresse consécutive. Alors, accompagné de la Guenon, seule villageoise qu’il n’a pas encore emprisonnée, Arthur le Sec part à la recherche d’une contrée mystérieuse, où il pleut 365 jours par an. Ils y combattent les gardiens Kris et Prolls, les guerriers Biss et Cott, le Roi se fait enlever par un dragon à deux têtes, la Guenon le libère en sacrifiant son nouveau né Robert le Bossu… Tout cela pour revenir les mains vides au Royaume, et découvrir, un peu bêtement, que le mage pouvait faire apparaitre autant de galettes que souhaité ! Hourra pour notre bon roi, et notre gueuse devenue princesse !

Après pas mal de rires, le public désigne l’épopée médiévale comme meilleure histoire de la soirée.

Bravo aux improvisateurs et au coach, et énorme merci aux Royal Gambas !

Bravo aux improvisateurs et aux coachs, et énorme merci aux Royal Gambas !

Ainsi s’achève le premier atelier réfré-givré. D’autres suivront, le prochain le 18 février, avec un nouveau concept, de nouveaux improvisateurs, d’autres copains invités, et toujours beaucoup de rigolade ! D’ici là, rendez-vous vendredi 29 octobre au Comedy Palace pour les Masters d’Automne, et samedi 5 novembre pour un match d’improvisation face aux Zidefuz de Colmar.