Assas’impro au Comedy Palace : Grand frisson chez les Givrés !

La salle était pleine à craquer samedi soir pour venir découvrir les Givrés et leurs invitées de Rumilly sous un jour nouveau, pour une forme inédite de « murder party » improvisée : l’assas’impro. Jamais à court d’idées, les amis de Givrou se sont en effet lancé le défi de transformer leurs spectateurs en témoins et enquêteurs d’un soir…

Les scénaristes Anelise et Laurent en pleine réflexion

Le principe : sur la scène, lieu unique accueillant la fête d’anniversaire d’une richissime nonagénaire, six personnages vont se croiser. Six personnalités singulières, avec chacune son parcours de vie et sa palette d’enjeux, vont ainsi tisser la trame d’une intrigue… sinistre. Car parmi eux se trouvent la victime et le coupable… d’un assassinat ! Même si, lorsque s’ouvre la première scène, personne – pas même les deux scénaristes (Anelise et Laurent) – ne sait QUI sera retrouvé sans vie au retour de l’entracte, ni pourquoi…

Pas de bras… pas de Clairette

Le drame se dessine pourtant, grâce au talent des comédiens et à la perspicacité du public. Le MC-journaliste Jérôme (également auteur du concept !) sollicite les spectateurs pour chaque scène sur la rencontre qu’ils souhaitent voir…

… Celle où l’on comprend comment Hortense (Alex) a fait fortune, ou celle qui dévoile pourquoi Louis (Frédéric) n’a qu’un bras ?

… Celle où Chloé (Lauriane) découvre la véritable identité du mystérieux Quentin (Sam) ou celle où cette jeune domestique retrouve des clichés d’elle dans le portefeuille de ce prétendu livreur de champagne ?

Tandis que la reine de la soirée enchaine les flûtes de Clairette cul sec, les protagonistes se découvrent. Des liens inattendus se révèlent, des alliances s’ébauchent, et les failles des protagonistes affleurent. Comment sont morts les quatre maris successifs d’Hortense ? Que cache la dépression de Stéphanie (Alexandra), cette brillante cadre à qui tout semble pourtant réussir ? Et que dire des étranges méthodes de la psychologue (Floriane), qui puise ses réponses au hasard des pages d’un magazine ?

Le colonel Moutarde avait un alibi

En deuxième partie, c’est Quentin qui git à plat ventre, tué d’une balle de révolver. A l’instar de la température en salle, la tension monte d’un cran, la fébrilité gagne et finit de fendre les carapaces. A travers quelques zooms et flashbacks, l’enchainement des événements et les motivations des protagonistes se précisent. Hélas, loin de se simplifier, les possibilités de scénario se ramifient, et finalement… de coupables secrets en rêves brisés, de souffrances enfouies en ambitions rampantes… TOUS pourraient bien après tout avoir tenu l’arme du crime !

Encore une erreur judiciaire

Quand l’heure du verdict sonne enfin, le public, partagé, finit par envoyer Hortense au cachot, pour un crime… qu’elle n’a pas commis ! Car, la soirée se termine par la présentation de la scène de l’assassinat… Qui l’eût cru ? Malgré leur idylle naissante, malgré l’avenir de fortune qui l’attendait avec l’héritage inattendu offert par sa patronne, qui découvre-t-on pointant le révolver ? Celle que l’on croyait peut-être la plus naïve ou la plus touchante… la jeune domestique Chloé !

Hmmm… Ca donne l’envie d’une revanche, ça, commissaire… Non ? 😉

 

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Dernier rendez-vous de la saison le vendredi 9 juin pour les Masters d’Eté au Comedy Palace ! Soyez présents !